L'implantation de la carrière à Bouloc serait très dommageable au village, à ses habitants et aux environs...

Les nuisances engendrées par une carrière sont aussi multiples que diverses...
Si certaines de ces nuisances ne sont que de simples gènes, d'autres peuvent former un réel danger pour les riverains.

 
   
 
    Circulation intense   Nuisances sonores, tirs de mines, dégradations des maisons   Poussières
 Impact sur l'eau   Destruction du site   Devaluation du patrimoine
 Les risques (Etude de la PREVENCEM)
   
 
   
  Une circulation intense de camions    
  De par sa position (transport ferroviaire ou par voie d’eau sont exclus), la carrière devra assurer le transport par camions. Dans un premier temps, il est question d'une moyenne de 35 rotations par jour... en dehors des camions des clients, qui porteraient, au début, le total quotidien à 70 aller-retours.
 
Aujourd'hui, l'accès de la carrière au réseau routier n'a pas encore été déterminé avec précision, mais en tout état de cause, les routes qui vont desservir la carrière sont des voies secondaires, non conçues pour recevoir un trafic intense de poids lourds (38/40T). Il y aura donc une dégradation rapide de la structure des chaussées avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer.
Ces routes ne sont pas assez larges pour permettre le croisement de ces poids lourds en toute sécurité. La circulation va devenir plus périlleuse, notamment aux heures d’affluence de l’école maternelle de Bouloc.
L'été, la poussière des camions couvrira rapidement la signalisation de la route, D'autre part, en hiver ou par temps de pluie les camions vont sortir de la carrière en laissant sur la chaussée une empreinte de boue très gênante pour la circulation et potentiellement très dangereuse.

Qui va payer les réparations ?
La circulation intense de poids lourds aux alentours du village (voire même dans le village), va créer d’énormes nuisances, bruit, danger, poussières, pertes de cailloux sur la chaussée, aux habitants de la commune et modifier complètement leur vie quotidienne.
 




 
   
 
   
  Les nuisances sonores - Les tirs de mines - La dégradation des maisons  
 

Le bruit :

Il est permanent dans une carrière : concasseurs, cribles, dumpers, pelles, chargeuses sont source de bruit important.
Lorsqu’une chargeuse ou un dumper reculent, ils émettent un « bip » sonore audible à plusieurs centaines de mètres.

Les tirs de mines :

Pour la rentabilité, il faut abattre au moins 10 000 T de matériaux, ce qui demande l’utilisation de 1 T à 1,5 T d’explosifs.
Au moment du tir, il se produit un choc avec un bruit important. Une telle onde aérienne peut être destructrice sur des ouvrages fragiles (vitres par exemple) à plusieurs centaines de mètres.

La plus néfaste est l'onde de choc souterraine qui peut provoquer des dégâts sur les fondations et les murs des maisons et cela peut se ressentir à des kilomètres.

Dans les matériaux abattus par le tir de mines, il y a toujours des gros blocs qu'il faut mettre de côté pour les réduire par la suite.
Ces blocs seront cassés soit par un brise roche hydraulique qui génère un bruit particulier et très éprouvant, soit par pétardage à l'explosif, qui émet un énorme bruit avec une onde aérienne importante.



 
   
 
   
  Les poussières    
 

Elles sont produites en continu et à tous les points du traitement : chargement, concassage, criblage, roulage des camions, tirs, etc…Sur une installation mobile (dans le cas de Bouloc) il est pratiquement impossible de combattre ces poussières.
Par un temps sec et ensoleillé, ce phénomène est accentué.
On parle bien d’arrosage, mais l’eau est l’ennemie du carrier car les poussières humidifiées colmatent les mailles des cribles au détriment de la qualité des granulats…
La poussière recouvre la nature d’une couche qui, à la longue, peut asphyxier le manteau végétal.

Les poussières se déposent partout...
Cette poussière s'incruste dans les maisons et elle se dépose sur les fruits, les légumes, les meubles de jardin, le linge étendu dehors, les postes de TV…
Par ailleurs, cette neige calcaire se transforme en boue blanche dès la moindre averse, rendant les routes glissantes et dangereuses... .


 
   
 
   
  L'impact sur l'eau  
   
Les sources dépendant du lieu d’exploitation seront détruites, déviées, taries par les tirs de mine.

Le plateau argilo-calcaire lui-même constitue une réserve d’eau que l’exploitation de la carrière condamne définitivement.
Une étude d’hydrologie, en cours, fera l’objet d’une publication en ligne sur notre site.
 
 
   
 
   
  La déterioration irréversible du site    
   
Des carrières très (trop !) rapprochées conduisent à un effet de « mitage » très dommageable du point de vue paysager. Particulièrement visible sur les photographies aériennes, ce phénomène est encore plus épouvantable quand les exploitants sont maladroits (exemple Villesèque !)

Une carrière est une vilaine blessure dans la nature et malgré les propos rassurants que l’on peut entendre quant au réaménagement du site, la cicatrisation est très longue, à l’échelle de nos vies, et il restera toujours des traces du passage de l’homme. En plus, tout le monde aura pu le constater, une carrière est un endroit idéal pour servir de décharge et y entreposer toutes sortes d’ordures (voire des carcasse d’automobiles !)
 
 
   
 
   
  La dévaluation du patrimoine immobilier et agricole  
  Il est notoire qu’une exploitation de ce genre contribue fortement à la dépréciation et à la dévaluation importante du patrimoine immobilier et foncier. (Merci de nous apporter votre contribution pour compléter et enrichir notre dossier de vos propres exemples et expériences).  
   
 
   
  Les risques (Etude de la PREVENCEM)  
 

Nous savons tous intuitivement que les enfants, curieux et risque-tout courent des dangers à proximité d’une carrière. Nous sommes convaincus qu’une carrière ne devrait en aucun cas se situer aux portes d’un village ou en bordure d’un chemin fréquenté. Eh bien voilà qu’une étude de la PREVENCEM (organisme de Prévention et Sécurité qui intervient dans les Industries Extractives) citée par Monsieur Rup le 2 octobre semble confirmer nos intuitions :

Dans sa note d’information n° 2007-004-200 elle relève :

« Article 43 RG-1-R
Les carreaux et installations doivent être efficacement séparés des propriétés voisines par des murs, clôtures, fossé ou merlons, sauf dérogation accordée par le préfet.

Bien que la plupart des carrières possèdent des clôtures ou merlons sur le pourtour de leur site, cela n’empêche pas les « visites » non souhaitées, que ce soit en dehors des heures de travail, voire pendant celles-ci !
Ces intrusions peuvent prendre des proportions très importantes sur certains sites. Les risques sont pourtant grands pour ces visiteurs non conscients des dangers inhérents aux activités d’extraction et de traitement des matériaux.
Les risques de chute de gradins, de noyade dans les bassins (plan d’eau d’extraction, bassin de récupération des eaux pluviales puits…), d’enlisement ou d’ensevelissement (bassins de décantation, silos, trémies..), de collision avec les véhicule de la carrière… peuvent être mortels. »

 
   
 
 


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